Questions / Réponses

Quels sont les risques?

La méthanisation ne présente pas de risque majeur. Le biogaz produit n'est pas stocké, il est immédiatement redirigé vers le réseau de gaz. De plus, il est produit à pression atmosphérique, ce qui le rend bien plus inoffensif qu'une station essence.
Enfin, et dans l'optique d'une sécurité optimale, de nombreux dispositifs de sécurité sont ajoutés à l'installation. Parmi ceux-ci nous pouvons citer le suivi et la surveillance par un centre de contrôle expert, la présence de torchère de sécurité, la maintenance régulière des installations, la présence de techniciens sur place...

Que sont les cultures intermédiaires?

Pour alimenter le digesteur, il est prévu d'apporter 100% de cultures intermédiaires. Il s'agit de cultures implantées entre deux cultures principales de l'exploitation. Elles présentent plusieurs avantages agro-écologiques. Le fait de ne pas laisser les sols nus entre deux cultures évite leur érosion, la culture intermédiaire fixe l'azote du sol durant son implantation, ce qui évite son lessivage, et donc évite de laisser de l'azote partir dans nos cours d'eau, elle évite l'enherbement des parcelles entre deux cultures et permet donc de réduire les désherbages sur les cultures principales, elle favorise la bio diversité, en offrant abris et nourriture à la faune sauvage.

Les odeurs? Le bruit? Le trafic routier?

Tous les dispositifs sont mis en place pour empêcher les odeurs de s'évacuer dans l'air.

Comparativement à une installation de stockage des fumiers sur une exploitation agricole, le stockage des matières premières destinées à la méthanisation est bien moins odorant. Le processus de méthanisation implique une enceinte étanche afin que le procédé puisse s'effectuer correctement en absence d'oxygène. Les matières premières sont incorporées au méthaniseur par un système de trémie couverte. Tout les moyens sont mis en œuvre pour éviter le contact des matières avec l'air.
Pour finir, le résidu du processus, le digestat, est complétement désodorisé étant issu exclusivement de matières végétales.

Y aura-t-il du bruit ?

Non, l'installation ne sera pas bruyante. Le projet consiste à injecter le biogaz directement sur le réseau de gaz, ce qui évite l'utilisation de moteurs utilisés par les installations de production d'électricité à partir de biogaz.

Et le trafic routier ?

La récolte des CIVE sera réalisée 2 fois dans l’année, au printemps et à l’automne, sur 4 journées à chaque période.

 

La ressource annuelle collectée est formée d’ensilage de cultures intermédiaires (CIVE), récoltées à 2 périodes de l’année :

  • Aout/Septembre pour les CIVE d’été : 7 360 tonnes, soit 1 840 tonnes/jour sur 4 jours

  • Fin avril pour les CIVE d’hiver : 3 450 tonnes, soit 1 725 tonnes/jour sur 2 jours

 

En considérant 15 heures de travail par jour sur ces 2 périodes, et un tonnage transporté de 30 tonnes par rotation, ces chantiers représentent 4 voyages par heure soit 1 rotation toutes les 15 minutes.

Le reste de l’année, le trafic routier sera réduit à une 1 rotation/jour ouvré pour le transport du digestat liquide vers Calmont.